dimanche 8 janvier 2023

Promotion sur mes 3 thrillers en janvier !

 

Bonjour à tous, 
 
mois de janvier, bonnes résolutions, mais aussi lectures en folie ! 
 
Pour ce dernier point et pour ceux qui n'ont pas encore lu mes trois premiers thrillers (je suis en train de relire le quatrième qui sera un peu un pavé !), ils sont en promotion sur toutes les plateformes numériques à 1,49 euros durant le mois de janvier. 
 
924 avis sur Amazon, peut-être bientôt la barre des 1000 pour "La libellule noire", beaucoup de commentaires aussi sur d'autres réseaux de distribution, merci à vous chers lecteurs pour vos encouragements, votre enthousiasme mais aussi pour vos critiques !
 
Vous pouvez également aller les acheter chez votre libraire, mais là le prix est fixe .
Et en plus j'ai fait un super cœur bleu sur mon visuel pour aller avec mes couvertures et vous dire que je vous souhaite une très belle année !
 
Oui, je sais, le cœur cela ne fait pas trop thriller, mais dans mes livres, l'amour est toujours un peu présent.

vendredi 30 décembre 2022

31, le dernier jour de l'année.


 
Demain c'est le 31, le dernier jour de l'année. 
 
A l'heure des souhaits formulés, des repas animés, des vœux et des pensées, j'en ai une toute particulière pour celles et ceux qui passeront le réveillon sans amis ou sans famille, aléas de la vie ou santé vacillante, qu'ils soient chez eux, dans la rue, à l'hôpital aussi. 
 
Pour les enfants qui ne sont pas en sécurité, pour les femmes et les hommes blessés, pour ceux que la vie n'a pas épargné. 
 
Pour les policiers qui vont sécuriser, pour les personnels des urgences complètement saturées, pour les pompiers sans cesse appelés, pour le SAMU surchargé, pour tous nos soignants qui font avec tant de dévouement et d'abnégation "tenir le système de santé".
 
A eux j'envoie tout mon courage pour cette dernière journée de l'année.

jeudi 29 décembre 2022

Trou de ver et ordinateur quantique

 


Pour les amateurs de sciences :
 
Un tunnel spatio-temporel a été créé, une sorte de tunnel entre deux endroits, non pas de l'Univers, ce serait quand même très fort, mais d'un ordinateur quantique répondant au doux nom de Sycamore.
Dans une université américaine, des scientifiques ont donc réussi à créer ce que l'on appelle un trou de ver, tout petit, mais c'est une première.
 
Le principe ? On prend deux particules et on les relie par un tunnel instantané. Si on met une autre particule à l'entrée du tunnel, à côté de la première donc, hop, elle est comme avalée et ressort immédiatement de l'autre côté.
 
Einstein avait théorisé cela dans ses calculs sur la relativité, sous la forme de deux trous noirs de plus en plus gros qui s'assemblaient finalement. Ici, on modélise les trous noirs avec une seule particule, mais le principe est le même. 
 
On vient finalement de mettre en lumière (c'est le cas de le dire) la connexion entre la mécanique quantique et la relativité générale, la première s’intéressant à l’infiniment petit, les particules, la seconde à l'infiniment grand, l'Univers.
 
Bonne nuit !

mercredi 21 décembre 2022

Lire

 Lire dans un bain était un de mes grands plaisir. Une bougie, une lumière ni trop crue ni trop douce, du calme et quelques fleurs pour parfaire le tout. Le bonheur.

Nombre de fois cependant, mon livre du moment a écopé de quelque humidité malencontreuse. Avec les tablettes et autres supports numériques, cela pardonne encore moins.

#lire #lecture #projetarthemis #auteurthriller #agnetagerson #lecturedumoment #lecturedujour #momentdelecture

 


 

Fin de l'écriture de "La mort en cadeau"

 Bonjour chers lecteurs,

 

 
 
hier soir, le dernier mot de mon quatrième thriller a été inséré à mon manuscrit par mes petits doigts congelés par la température polaire de mon salon (donc un peu malhabiles, heureusement que j'écris sur un clavier d'ordinateur sinon je ne pourrais pas me relire).
 
En avant maintenant pour les relectures puis la publication !
 
 
Il s'agît du dernier épisode de la trilogie "Projet ARTHEMIS" et le sujet principal du roman est le changement climatique (pas de mon salon).
 
 

haiku

 

Bonjour chers lecteurs,
 
après avoir participé à un concours de Haïkus dernièrement, j'en lis régulièrement et je m'immerge entièrement dans ces concentrés de sens et de poésie.
Le tout en si peu de mots, sans rien oublier.
 
Il me semble très difficile d'écrire des haïkus, tant cela nécessite de précision, de concision aussi.
Comment dire, comment suggérer ? En a-t-on trop écrit ou pas assez ?
 
Je laisse la plume à un maître en la matière.
 

mardi 12 juillet 2022

Coeur de Sahel, Djaïli Amadou Amal

Coeur de Sahel, Djaïli Amadou Amal

 


Chers lecteurs,

voici le deuxième livre que je lis de cette auteure camerounaise et je suis toujours aussi conquise par sa plume.
 
Après "Les impatientes", Djaïli Amadou Amal reprend la plume pour tracer les contours d'une société communautariste et rigide, dans laquelle hommes comme femmes se débattent, englués par le poids des traditions et des obligations. 
 
« Le chemin le plus court pour aller d’un point à un autre n’est pas la ligne droite, mais le rêve » dit un proverbe. Ici, le rêve parait loin, mais il existe, et la force de ce livre est d'amener petit à petit le lecteur à y croire lui aussi. 
 
Faydé, une jeune fille d'un village subissant de plein fouet changement climatique et guerre civile, part pour la ville, Maroua, afin d'y travailler comme domestique au sein d'une concession. Sa mère s'y oppose, l'incitant à continuer ses études, mais l'homme de la maison est parti, enrôlé par les milices de Boko Haram. Kondem, la mère de Faydé, l'a appelée ainsi en référence à sa conception, faydéré signifiant en effet "la trouvaille" en Peul. 
 
Tout le long du roman, on assiste à cette ségrégation qui s'établit entre les hommes et les femmes, entre les différentes religions, entre les classes sociales. Chacun a une place et doit y rester.
Mais la raison et le cœur sont deux choses différentes, et Faydé en fait l'expérience auprès d'un professeur, promis à une autre. Elle pense faire partie d'une famille, croit à des liens d'amitié, mais se rend compte qu'elle est et restera pour cette famille qui l'accueille et pour laquelle elle se dévoue tant une "kaado", une vermine, une moins que rien. 
Quelqu'un qui ne compte pas. 
 
Comme toutes les autres. Comme celle qui en est morte d'avoir aimé. Comme celle qui a été violée. Comme celle qui se prostitue pour survivre. Comme celle qui, plutôt que l'amour, choisira la fuite. Comme celle qui dépassera sa condition et ira au bout de ses rêves.
 
Où se positionnera Faydé ? 
Arrivera-t-elle, enfin, à se dire qu'il est "temps d'aimer. Juste aimer" ?
 
Je vous laisse le découvrir dans ce magnifique roman, écrit avec pudeur et humanité, que j'ai ouvert sans pouvoir le refermer.
 
 
Quatrième de couverture :

Faydé vit dans les montagnes dans l’extrême-nord du Cameroun. Pour que sa mère, ses frères et sa sœur ne soient pas dans le besoin, son beau-père ayant disparu au cours d’une razzia de Boko Haram, la jeune adolescente décide de partir à Maroua, la ville la plus proche, où elle sera domestique. Comme ses comparses, elle devra se faire à sa nouvelle vie, citadine et difficile pour les filles. Mépris de classe, mauvais traitements, viols… Comment Faydé parviendra-t-elle à se frayer son chemin dans un environnement, où son destin semble tracé à l’avance ?
 
Djaïli Amadou Amal signe, avec Cœur du Sahel, un nouveau roman sur la condition de la femme dans le Sahel à travers la vie non plus des « Impatientes » mais de leurs domestiques, marquant encore plus son engagement contre les injustices faites aux femmes.
 
#coeurdesahel #noustoutes #djailiamadouamal

jeudi 16 juin 2022

Les impatientes de Djaïli Amadou Amal

 


Un très beau livre que je vous conseille : Les impatientes de Djaïli Amadou Amal. Prix Goncourt des lycéens.
 
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4ième : Trois femmes, trois histoires, trois destins liés.
 
Ce roman polyphonique retrace le destin de la jeune Ramla, arrachée à son amour pour être mariée à l'époux de Safira, tandis que Hindou, sa soeur, est contrainte d'épouser son cousin.
Patience ! C'est le seul et unique conseil qui leur est donné par leur entourage, puisqu'il est impensable d'aller contre la volonté d'Allah. Comme le dit le proverbe peul : « Au bout de la patience, il y a le ciel. » Mais le ciel peut devenir un enfer. Comment ces trois femmes impatientes parviendront-elles à se libérer ?
 
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Dans tout le roman, un mot revient tel un letimotiv : Munyal, qui en langue Peule signifie patience, mais aussi endurance, maîtrise de soi.
 
C'est le mot que les pères, mais aussi et surtout les mères et les tantes assènent à leurs filles comme un chemin de vie à suivre sans défaillir. Et il y a de quoi défaillir pourtant. L'auteure suit les destins de trois jeunes femmes, qui ont cela en commun d'être mariée à des hommes qu'elles ne désirent pas. Les deux premières en tant que co épouses, la dernière étant la première épouse du mari de la deuxième.
 
Ce qui m'a marqué, mis à part le côté autobiographique, à la fois poignant, simple et très pudique aussi, c'est la violence des femmes entre elles. Tout ce système de domination masculine n'est possible que parce que les femmes mûres, passées par ce cycle de souffrance infernal, reproduisent avec leurs filles, leurs nièces, ce qu'elles ont subi. Cela va de soit. Aucune autre vie n'est possible. Elles répètent à foison qu'avec de la patience, tout ira toujours mieux, que celle-ci sera forcément récompensée. 
 
Mais ce n'est pas de la patience que l'on demande à ces jeunes filles. C'est de sacrifier leur vie, leurs rêves, leurs espoirs, leurs corps, à un système qui les opprime et les violente. Quand la deuxième jeune femme, malheureusement tombée sur un mari drogué et alcoolique, est battue et violée au point d'en perdre conscience, aucun membre de sa famille ne l'aidera. Son mari n'aura aucun reproche, aucune critique, si ce n'est celle de "modérer ses ardeurs"...
 
Englués dans cette violence psychologique et physique au quotidien, des familles entières se meurent ainsi, n'arrivant pas à dépasser le carcan des obligations pour construire de vraies relations fondées sur le respect de la dignité humaine. Des hommes comme des femmes.

Chronique de La libellule noire

 

Une chronique très complète d'un lecteur exigeant, avec des points positifs et négatifs précis (j'adore ce qui est précis, donc merci), et quelques compliments que j'ai relus plusieurs fois les yeux un peu écarquillés car je n'en revenais pas.
 
"Mon avis après la lecture :
-----------------------------
Un policier au sein de l’univers du service-presse, histoire de me changer un peu des thrillers, des fantasy et autres joyeusetés sur lesquelles j’aime me risquer.
Et après avoir tourné la dernière page de ce roman, il est clair que j’ai passé un bon moment en sa compagnie.
Parfois, l’autrice m’a semblé plus que digne d’intégrer cette lignée d’auteurs de polars scandinaves qu’on ne présente plus comme : Arnaldur Indridason, Jussi Adler-Olsen, etc.
Autant dire que ce roman m’a laissé une très bonne impression et j’encourage Agneta Gerson à poursuivre sur cette voie, si elle désire devenir une plume à part entière au sein de ce genre littéraire.
Bien sûr, comme pour la plupart de mes lectures, j’ai trouvé deux ou trois points qui m’ont empêché de faire de ce roman, un coup de cœur, mais la note que je vais lui attribuer reste très belle. Sans plus attendre, je passe à la rédaction de mes fameuses listes.
 
Points négatifs :
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- Des répétitions.
- J’ai repéré trois phrases qui étaient mal tournées, surtout à cause d’une mauvaise utilisation des pronoms personnels.
 
Points positifs :
--------------
- La taille aléatoire des chapitres,
- J’ai trouvé un très bon rythme au sein de ce roman, les rebondissements s’enchaînent très bien et surtout, aucun temps mort, ce qui est fortement appréciable.
- La plume de l’autrice est vraiment agréable. Le vocabulaire est riche, fluide, les phrases se lisent très facilement les unes après les autres. Bref, un régal.
- Agneta Gerson est très douée lorsqu’il s’agit de dépeindre des personnages. L’un d’entre eux m’est un peu sorti des yeux à cause de son comportement exécrable : la fille d’Anders. Certes, cette dernière a beau être une adolescente mais tout au long du roman, j’ai souhaité bon courage à ses deux parents et je peux comprendre l’attitude de son beau-père. Par contre, j’ai regretté de ne pas en savoir plus sur Karen. D’ailleurs, c’est sûrement celle qui a su retenir pleinement mon attention et j’espère qu’un jour, je serais invité à découvrir son histoire car cette dernière semble avoir un passé lourd et si je suis très bon client dans un domaine, c’est bien celui-ci.
- Enfin, même si l’autrice a tenté de me perdre parmi les suspects, nombreux au sein de ce roman, j’ai su faire mouche en trouvant le tueur avant que l’identité de ce dernier me soit dévoilé. Pourtant, mon cœur hésitait entre quatre personnes mais le comportement du fameux meurtrier m’avait paru suspect dès le départ.
- Au sein de ce roman, nous sommes invités à nous promener en Suède. C’est aussi pour cette raison que je place cette œuvre dans la continuité des auteurs que j’ai cité en ouverture de cette chronique. Ce pays, je rêve de le découvrir un jour pour vivre un évènement annuel : l’Eurovision. Et puis je perçois toujours la Suède comme un pays froid et comme j’ai ces derniers en favoritisme, forcément, je vais vouloir me faire plaisir.
 
En conclusion, un roman que j’estime sympathique, avec lequel j’ai passé d’excellentes heures de lectures et s’il y a des lecteurs qui passent par ici, fans de polars scandinaves, n’hésitez pas à lui consacrer un peu de votre temps.
Je pense que vous allez être étonné."

lundi 21 février 2022

Le berceau des dominations de Dorothée Dussy : anthropologie de l'inceste

 

Le berceau des dominations de Dorothée Dussy : anthropologie de l'inceste
 
 
Ce livre, écrit par une anthropologue directrice de recherche au CNRS est une référence en la matière.
 
L'auteure traite l'inceste de façon exhaustive et précise, loin des clichés habituels, rappelant notamment que dans un tiers des cas, les agresseurs sont des adolescents de la famille souvent assez jeunes (12-13 ans sur des enfants de 7-8 ans en moyenne), avec des conséquences similaires sur les victimes. 
 
 
Un lire - travail de recherche avec une approche méticuleuse et objective.
 
 
#inceste

Charles Baudelaire - Le chat (2)

 


Parce que je ne me lasse pas de relire Baudelaire et que mon adorable chartreuse est très photogénique !
Charles Baudelaire - Le chat (2)
 
I
Dans ma cervelle se promène
Ainsi qu'en son appartement,
Un beau chat, fort, doux et charmant.
Quand il miaule, on l'entend à peine,
Tant son timbre est tendre et discret ;
Mais que sa voix s'apaise ou gronde,
Elle est toujours riche et profonde.
C'est là son charme et son secret.
Cette voix, qui perle et qui filtre
Dans mon fonds le plus ténébreux,
Me remplit comme un vers nombreux
Et me réjouit comme un philtre.
Elle endort les plus cruels maux
Et contient toutes les extases ;
Pour dire les plus longues phrases,
Elle n'a pas besoin de mots.
Non, il n'est pas d'archet qui morde
Sur mon cœur, parfait instrument,
Et fasse plus royalement
Chanter sa plus vibrante corde,
Que ta voix, chat mystérieux,
Chat séraphique, chat étrange,
En qui tout est, comme en un ange,
Aussi subtil qu'harmonieux !
 
II
De sa fourrure blonde et brune
Sort un parfum si doux, qu'un soir
J'en fus embaumé, pour l'avoir
Caressée une fois, rien qu'une.
C'est l'esprit familier du lieu ;
Il juge, il préside, il inspire
Toutes choses dans son empire ;
Peut-être est-il fée, est-il dieu ?
Quand mes yeux, vers ce chat que j'aime
Tirés comme par un aimant
Se retournent docilement
Et que je regarde en moi-même
Je vois avec étonnement
Le feu de ses prunelles pâles,
Clairs fanaux, vivantes opales,
Qui me contemplent fixement.

dimanche 13 février 2022

Brioche suédoise au safran

 

Brioche suédoise au safran (Lussekatter mais dans une forme classique) enfin réussie !
 
 
Et comme je cuisine toujours pour 15, mes voisins sont encore une fois très contents (plus j'imagine que pour mon dernier essai version "galette" qui n'avait pas bien monté).
 
Une pâtisserie que l'on déguste en Suède lors de la Sainte Lucie, la fête des lumières. 
 
 
Smaklig måltid ! (bon appétit)
 
Recette : 


samedi 29 janvier 2022

théorie de l'information de Shannon

 théorie de l'information de Shannon

 


 

Cher lecteur, ce ne sera pas le principe de Heisenberg, mais la théorie de l'information de Shannon, un peu moins complexe tout de même et donc plus adaptée pour le moment.
 
Passionnante moitié de nuit donc, passée à me renseigner sur ce sujet qui m'intriguait pas mal. Je le rapprochais d'"Enigma" (je vous en parlerai une autre fois) et je voulais en savoir plus.
Théorie intéressante s'il en est, car elle part du postulat que l'information n'est pas quelque chose d'abstrait mais une réelle donné mesurable répondant à des critères identifiants précis. Elle a été ébauchée par Claude Shannon (d'où le nom...) en 1948, publiée comme souvent dans un journal scientifique (a mathematical theory of communication), et complétée ensuite par un autre scientifique américain : Warren Weaver. Informaticien et statisticien de génie, celui-ci est aussi le père de la biologie moléculaire. Quelqu'un qui avait donc plusieurs cordes à son arc.
 
Alors la théorie de l'information, c'est quoi en gros ? En (très très) gros, elle dit qu'on peut, à partir d'un message donné (cet article pourquoi pas), avoir une idée très précise de la quantité (et non de la qualité...) des informations qui y sont. 
 
L'objectif initial, en temps d'après guerre, était de faire en sorte d'avoir une analyse rapide et pratique des moyens de communication militaires notamment. Il fallait pouvoir extraire de façon pertinente, en faisant abstraction du "bruit", des parties chiffrées dans un message envoyé par l'ennemi. Le code était alors décortiqué afin d'en extraire le message.
 
Comment faire passer un message avec le plus d'informations possible, de la façon la plus claire et la moins coûteuse ? Cela pourrait être également un problème sous-tendu par les moyens de communications actuels, où certains messages sont de plus en plus courts, voire sans mots, avec juste des "émoticônes". 
 
Qu'en penserait Shannon ?
Aucune idée en fait, si ce n'est que la quantité de messages échangés chaque seconde actuellement dans le monde n'est sans doute pas corrélée avec la quantité d'information circulante, mais c'est une interprétation toute personnelle.
 
Mais revenons à cette théorie de l'information. Elle est aussi utilisée en psychologie, avec comme base le modèle communicatif de Shannon et Weaver, qui schématise la communication ainsi : Une source émet un message, qui passe dans un canal une fois encodé. Du bruit est alors présent, ou non. Une fois extrait du canal, le signal est décodé et interprété par un récepteur pour arriver au destinataire. Le code typique à l'être humain est le langage (langue, langage corporel). Pour deux humains parlant la même langue, le codage et le décodage est aisé. Entre deux personnes parlant deux langues radicalement différentes, cela devient plus complexe puisque le code n'est pas le même. 
 
Quoique pour le modèle du langage, différentes fonctions existent et le modèle de Jakobson (1960) me semble plus pertinent. Celui-ci intègre en effet 6 fonctions dans la notion de langage : référentielle, expressive, conative, métalinguistique, poétique (ma préférée) et phatique. Je vous laisse faire des recherches sur ce thème tout aussi passionnant si le cœur vous en dit.
 
Et même pas une seule formule mathématiques avec tout ça...

vendredi 21 janvier 2022

couverture de La mort en cadeau

 

Ce qui est chouette quand on ne dort pas beaucoup, c'est qu'on a pas mal de temps. Et comme je n'ai pas la télévision et que je me refuse à aller sur internet la nuit...
 
Voici donc la couverture de mon prochain thriller (pas encore terminé !)
 
 
Thématique : le changement climatique





Chronique de La libellule noire

 


mardi 18 janvier 2022

« Trois femmes puissantes » : Marie NDiaye

 

« Trois femmes puissantes » : Marie NDiaye

 


« Trois récits, trois femmes qui disent non. Elles s'appellent Norah, Fanta, Khady Demba. Chacune se bat pour préserver sa dignité contre les humiliations que la vie lui inflige avec une obstination méthodique et incompréhensible. »

 

Norah

Norah, avocate, retourne au Sénégal chez son père.

Avec un style assez inimitable, fait de phrases longues, riches et imagées, qu’il faut parfois relire afin de retrouver le sens, l’auteure dresse un portrait implacable de ce mâle dominant qui écrase sous son joug les malheureux qui gravitent autour de lui.

Toujours dans une sorte de non-dit poignant, les relations ambigües entre Norah et son père sont décrites avec minutie et sans épargner au lecteur la tension sourde et malsaine qui règne dans l’antre de ce tyran, aussi peu conscient de ses ravages que de la vie des autres.

Maintes fois il a pris femme, maintes fois il a eu des enfants.

Mais, dans sa grande maison, aussi sombre que vide depuis que le drame est arrivé, le vieil homme semble ne s’apercevoir de rien. Ni de sa déchéance physique, ni de la terreur qu’il inflige à ses deux dernières filles, deux enfants quasi emmurées vivantes dans leur chambre, ni de la violence qu’il inflige à Norah.

Celle-ci, victime de ce père maltraitant, s’est enfermée dans une relation de couple tout aussi toxique, décrivant le diable qu’elle a laissé entrer chez elle.

Un diable séduisant, enjôleur, dévastateur. La revictimisation sans fin de Norah prend une autre dimension quand elle apprend que son frère bien-aimé, enlevé par son père quand il avait tout juste 5 ans, est en prison pour le meurtre de sa belle-mère.

Mais la vérité sera au-delà de ce qu’elle avait pu imaginer…

 

Fanta

Un chapitre se clos et l’auteure nous emmène ensuite dans la vie de Fanta, jeune femme sénégalaise aimée par son mari mais qui lui échappe et s’évapore dans une souffrance qu’il n’arrive pas à appréhender.

Entre mensonges, amour et haine, son quotidien implose presque sans bruit, sans heurts, inconsciente qu'elle est des véritables motifs de son retour en France.

 

Khady

Le dernier chapitre de ces "trois femmes puissantes" est le plus violent, celui qui m’a le plus retournée en tout cas.

On y suit Khady Demba, jeune femme mariée très jeune à un homme gentil mais bien plus âgé, et qui poursuit avec elle un seul but : enfanter. Étrangère au plaisir, elle a intégré depuis son enfance ce rôle qui lui est dévolu.

Mais son mari meurt et sa belle-famille lui fait alors vivre mille tourments. Violée puis prostituée pendant des mois, abandonnée par le seul amour auquel elle croyait encore et en qui elle avait confiance, elle tentera pourtant de s’accrocher, de s’évader, de survivre. En scandant son nom la tête haute face aux épreuves, avec fierté, bravoure, comme pour se rappeler de qui elle était, et surtout pour se prouver qu'elle existe toujours.

 

Je ne saurais dire si j’ai aimé ce livre ou non. Ce qui est certain cependant, c’est qu’il m’aura marquée.

 

mercredi 12 janvier 2022

Celle qui brûle, Paula Hawkins

 


Celle qui brûle, Paula Hawkins

J’avais déjà lu « La fille du train » du même auteur, mais j’ai trouvé celui-ci très différent au niveau de la construction de l’histoire.
 
Un homme, Daniel, est retrouvé assassiné sur une péniche. Autour de lui, vont graviter quatre femmes, chacune ayant des fêlures immenses. Laura tout d’abord, une jeune femme paumée et sujette aux crises de nerf suite à un accident de voiture lui ayant laissé des séquelles neurologiques, et avec qui Daniel a passé sa dernière nuit. On la voit, au début du roman, sortir ensanglantée et hagarde du bateau au petit matin.
 
Carla ensuite, la tante de Daniel, avec qui il a entretenu une relation trouble depuis qu'il a assisté à la mort du fils unique de Carla et de Théo, tombé d’une balustrade alors qu’il était sous la garde d’Angela, la sœur de Carla.
 
Angela justement, alcoolique, malheureuse dans ses fréquentations et se laissant mourir de chagrin et de désespoir face à l’absurdité de la vie.
 
Et Miriam, une femme vivant seule sur la péniche voisine, et qui passe le plus clair de son temps à espionner ses voisins. Témoin du ballet étrange de ces trois femmes autour de Daniel, elle a elle aussi un passé terrible. Enlevée et séquestrée dans son adolescence, elle a affronté la mort et y a perdu une amie.
Au milieu de tout cela, une vieille dame, Irène, apporte du réconfort à celles qui souffrent (qui brûlent ?) et tente de renouer des liens entre les êtres.
 
Une de ces femmes brûle à l’intérieur, du feu de la vengeance. Je ne vous dévoilerai pas qui, mais l’intrigue est particulièrement bien menée, le style très agréable et rythmé et la psychologie des personnages est particulièrement soignée.
 
Seule la fin m’a déçue, car il y avait vraiment matière à en faire quelque chose de décoiffant, mais cela retombe un peu à plat sur les dernières pages je trouve. 
 
Un peu dommage vu la qualité de tout le reste.

vendredi 17 décembre 2021

Chronique de la Libellule noire

 

Ce matin encore, un retour qui me va droit au cœur de l'administratrice du groupe de lecture "Petit coin de lecture, nos livres coups de cœur " (que je vous conseille vivement pour avoir des idées pour agrémenter votre PAL !).
Merci...
 
Il va par contre falloir que je domine un peu ma timidité pour aller me présenter un peu plus !
 

 

mardi 30 novembre 2021

équation de Navier-Stokes

 


Détour vers les contrées mathématiques, avec l'équation de Navier-Stokes ce soir.

 
Cette équation différentielle, qui peut paraître un peu obscure au premier abord, a des applications très concrètes, notamment en océanographie ou en météorologie. Elle fait partie des "problèmes du millénaire". 
Un mathématicien Kazakh a dernièrement démontré la chose, mais cela a été remis en question par deux autres, donc... Toujours d'actualité.
 

Quézaco que cette équation ?

 
 Rien de plus simple, il s'agît d'une modélisation du mouvement des fluides (eau, air, etc., d'où les applications en océanographie et climato).
 
Le champ de vitesse (vitesse en chaque point de l'espace entourant un objet) permet de caractériser de façon très précise son déplacement et de le prédire.
 
Pas simple par contre : c'est une équation différentielle non linéaire.

Au niveau physique :


le côté non linéaire se traduit par ce qu'on appelle les turbulences dans les mouvements des fluides. Celles-ci sont extrêmement difficile à modéliser précisément puisqu'elles dépendant de la vitesse. v.delta v et varient en fonction du carré du champ de vitesse. 
 
Savoir si un fluide est plus ou moins turbulent grâce aux équations de Navier-Stokes n'est actuellement pas vraiment possible, car cela dépend de paramètres pas forcément quantifiables et justement reliés entre eux par des relations non linéaires.
 
Donc au final, en physique, on utilise plus les statistiques pour prévoir comment un fluide va se comporter dans la vie réelle.
 
Sur ce bonsoir et belles lectures à tous !
 
Pour ma part, je suis en train de finir "La force des femmes" du prix Nobel de la paix le Dr Mukwege, que je vous conseille fortement tant l'homme a de sagesse et d'intelligence.

samedi 27 novembre 2021

La force des femmes, Denis Mukwege

 


La force des femmes, Denis Mukwege

Son histoire

 
Gynécologue obstétricien, le Dr Mukwege a oeuvré depuis des années pour le droit des femmes, dans son pays, le Congo, mais aussi partout dans le monde. 
 
Marqué par les premières patientes qu'il voit arriver avec des blessures atroces suite à des viols perpétrés par des groupes armés, il décide de créer un hôpital dédié à la prise en charge de ces femmes, jeunes filles et même enfants. 
 
Il décrit les blessures en tant que médecin, mettant ainsi la distance nécéssaire permettant de ne pas s'évanouir à la lecture de certains passages, rares cependant. 
 

Une réflexion aboutie concernant les violences faites aux femmes


Ce n'est pas du sensationnalisme. C'est une infime partie de la douleur que des milliers d'êtres humains ont endurée, pendant des jours, des semaines, des mois parfois. 
 
Il évoque les évènements qui l'ont conduit à sa vocation, à son dévouement sans borne pour ses patientes et à son combat inlassable contre les violences faites aux femmes.
 
Il ne se contente pas de décrire les faits, qui n'occupent qu'une petite partie du livre. Non, il les décortique, les analyse, essaye de comprendre ce qui a mené à ces exactions répétées. 
 
Il compare avec ce qu'il se passe dans d'autres pays, sous une autre forme, plus privée, plus insidieuse. 
Il s'interroge et nous interroge sur nos habitudes de consommation, qui impliquent l'extraction de minerais rares au Congo, par les mêmes groupes armés qui mutilent de nombreuses femmes.
 

Ses patientes les plus marquantes

 
Il cite aussi certaines de ses patientes les plus marquantes, comme une enfant de 12 ans, qui en racontant la tête haute son calvaire, a fait perdre connaissance à un général tant cela l'a choqué qu'il soit possible de faire cela à une enfant. 
 
Ou cette patiente séquestrée, violée, opérée de nombreuses fois pour être "réparée" et qui une fois renvoyée chez elle a subi la même chose de nouveau, revenant à l'hôpital séropositive en prime. 
 
A chacune de ces patientes marquantes, une nouvelle orientation est prise dans son engagement et le médecin essaye d'en tirer un enseignement, d'adapter son programme d'aide aux femmes victimes, non plus seulement en soignant les corps, mais en réparant les esprits, en œuvrant pour leur réintégration dans la société. 
 

De patientes à survivantes

 
Celles qui de victimes deviennent des survivantes, terme qu'il emploie et qu'il explique comme étant celui qui lui semble le plus adapté à ses patientes, dont il admire la force de vie malgré tout ce qu'elles ont subi (d'où le titre). 
 
Il y a aussi tout un aspect politique, économique, sociétal passionnant tant c'est analysé avec justesse, humilité et intelligence.
 
Un livre fort, très bien écrit, plein d'humanité et d'espoir paradoxalement (car comment ne pas avoir d'espoir quand on voit qu'il existe des hommes comme ce médecin), à lire sans hésiter.
 

 

dimanche 21 novembre 2021

Equations de Eddington et Lemaître, expansion de l'univers

 

Petite virée vers les mathématiques avec l'hypothèse de l’expansion cosmique de l'univers grâce aux équations de Eddington et Lemaître.
 
En1927, Lemaître a le culot de publier une ébauche d'une nouvelle théorie : l'expansion de l'univers pourrait être dérivée de la relativité générale, ce qui expliquerait en partie le décalage vers le rouge des nébuleuses en spirale observables dans le cosmos. Mais il a fallu 3 ans à Eddington pour s'apercevoir du génie de cette hypothèse et contacter Lemaître à ce propos. 
 
Dans la théorie d'Eddington, l'univers était d'abord été statique, puis entrait en expansion, mais ce n'était pas vérifiable avec des observations astronomiques ou des équations cosmologiques.
 
Le décalage vers le rouge (ou décalage Doppler, on a le même principe avec les sons), c'est quand un corps astronomique s'éloigne d'un observateur et que les longueurs d'onde perçues augmentent, se rapprochant du spectre optique du rouge.
 
En 1930, un collège d'astronomes nota que les dernières observations astronomiques montraient qu'il existait une relation linéaire entre le décalage vers le rouge des nébuleuses en spirale et leurs distances radiales, et surtout que ceci ne pouvait pas être expliqué par les théories "statiques" d'Einstein de 1917 ou de De Sitter (même année). 
 
En pratique, cela signifie que plus les astres sont éloignés d'un observateur, plus ils s'éloignent vite de lui, et ce de façon linéaire.
 
En 1929, Hubble (pas le télescope) trouva la même relation linéaire que Lemaître, confirmant l'hypothèse que l'univers était en expansion infinie et, par extension, émettant la possibilité d'un début unique à partir d'un point de matière ultra dense. 
 
Cette idée d'un atome unique à partir duquel l'Univers se serait formé a été depuis réfutée.